Hadopi, Acta, quand les lois servent d’abord les lobbies
Posted by Antoine | Filed under Debats
Hadopi à peine entérinée, que déjà le gouvernement prévoit Lopsi, sorte de fourre tout, aggravant encore une fois l’emprise des grands lobbies sur le web. Pour les passionnés des grandes conspirations, sachez que les gouvernements mondiaux discutent actuellement dans un presque grand secret un accord appelé ACTA…
Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’en tant qu’observateurs, une large partie des gens qui protestent contre ces dérives ne le font pas au nom du téléchargement pirate à tout va. Personnellement, je ne télécharge plus depuis pas mal de temps. Nous ne sommes pas en train de nous dire “mon dieu, j’adore pirater des oeuvres et je pourrais plus, scandale”. Non, ce qui est inquiétant c’est que ces lois instaurent un nouvel ordre, avec au pouvoir les grands lobbies de l’industrie du divertissement et dans le rôle de censeurs les gouvernements.
Si aujourd’hui on peut aisément s’exprimer sur le web, n’attendez pas que ceux qui nous gouvernent laisse survivre un média aussi puissant et surtout incontrôlable. Vidéos compromettantes, attaques contre la politique de telle ou telle personnalité, tout ce que le gouvernement au travers de ses amis Bouygues (TF1) et consors (Bolloré, Lagardère) zappent, le web vous l’offre, une tribune libre avec une mémoire en quelque sorte.
Hier encore, on a assisté à un véritable camouflet orchestré par TF1 pour promouvoir l’image du président, les médias traditionnels répondant eux aussi à une logique de lobbing (lisez Le Monde vous verrez)…
Se drapant derrière ce qu’il fait peur, une fois de plus (on rappellera le cas de la grippe A qui a mystérieusement fait disparaitre la crise financière de nos angoisses), arguant que terroristes et pédophiles sont les nouveaux maîtres du web, les gouvernements peuvent ainsi mettre en place une véritable chasse aux libres pensées et tenter d’empêcher l’inéluctable, le passage de supports physique (dvd, cd, cassettes) à celui du numérique. Rappelons que ce virage a été complétement foiré par l’industrie du divertissement qui, plutôt qu’essayer de rattraper son retard en proposant de vraies solutions, entraîne dans son sillage les libertés individuelles. Merci les gars.
Je vais essayer de vous faire comprendre les grands enjeux, à savoir vous démontrer que les votes n’ont été réalisé que par lobbing, vous démontrez que le terrorisme et la pédophilie survivront, et que les solutions apportés ne sont qu’un camouflet et que déjà, les libertés individuelles sont menacées.
Vous pouvez lire cet article, pour comprendre les inquiétudes face à l‘ACTA.
I Comprendre les acteurs pour comprendre l’incroyable scénario
Pour comprendre les dangers, il faut comprendre qui sont ceux qui en sont les acteurs. Entre ceux qui la votent sans ne rien y comprendre, et ceux qui en sont à l’origine et impliqués dans des étranges réseaux de lobby, on comprendra que la lutte contre la pédophilie n’est qu’un écran de fumée pour masquer cette terrible vérité (que nous connaissons tous) : nous, citoyens, passons après les intérêts de grands groupes.
A) Ceux qui votent
Il y a ceux qui ont voté pour Hadopi, et qui représentent vraiment bien le déficit des politiciens avec leur environnement. La majorité d’entre eux ne connaissent rien à Internet, n’ont même pas prit le temps d’appréhender le dossier. Un petit exemple avec cette vidéo d’archive qui concernait Hadopi :
Hadopi : Le pire du pire de l’assemblée
envoyé par bakchichinfo. – Regardez les dernières vidéos d’actu.
Comment voulez vous que des gens qui n’ont aucune idée sur ce qu’est le peer-to-peer puissent voter une loi dessus? C’est comme si je vous demandais votre avis sur les coulisses qui ont emmené Galère en 311 après Jesus à signer un écrit pour la liberté de culte des chrétiens… et que vous me répondiez oui mais sans sucre.
b) Ceux qui en sont à l’origine, et qui la représentent
Qui sont ceux qui poussent pour que cette loi passe? Prenons le cas de Frédéric Lefebvre :
Comment voulez vous que, dans ce dossier, l’Etat soit neutre? Et encore, vous n’avez rien vue. Ce n’est que la partie émergée d’un immense réseau lobbyiste.
Les politiques étaient par conséquent, parce qu’ils diabolisent le web, incapable d’apporter d’autres solutions que la répression, hors nous le verrons d’autres solutions existent.
Un autre exemple du camouflet? La commission Zelnik. Zelnik, c’est quoi? Bah c’est le nom du gars nommé par le gouvernement et chargé de trouver des solutions pour proposer une musique légale. Excellent … mais non car ce ne sont que des lobbys qui ont été conviés : Patrick Zelnik le PDG de la maison de disquesNaïve, l’ancien ministre Jacques Toubon, et Guillaume Cerutti, président de Sotheby’s France. Au passage, Zelnik, c’était l’éditeur de Carla Bruni-Sarkozy … réseau réseau
D’après Silicon. fr
Selon certains observateurs, la commission s’orienteraient vers des propositions lancées par les producteurs de musique. Serait ainsi prévu un éventail de solutions fiscales par le biais de crédit d’impôts et non d’aides au développement de sites légaux…
Super, vous commencez à comprendre. Tout n’est histoire que de lobby. Une énorme histoire de ventres gras qui veulent se repaitre de nos libertés individuelles au non de la toute puissante thune. Et le gouvernement, entraîné dans le sillon d’immenses motoculteurs de blé (ahah jeux de mots), y trouve aussi son compte, dans le fait de pouvoir mettre la main sur ce média de plus en plus libre.
Attention, je n’ai rien contre le fait de gagner de l’argent sur son métier. Cependant, je pense que l’on peut en gagner sans pour autant se mettre dans une position de dictature de la pensée.
Je vais vous démontrer, vous allez comprendre
II Obscures raisons
Prenons les raisons citées par le gouvernement et les ayants droits. Deux axes principaux, lutter contre la pédophilie et lutter contre le téléchargement.
a) Lutter contre la pédophilie
Venant de la part d’un ministre qui avoue faire du tourisme sexuel, c’est vrai qu’il y a de quoi sourrire. Cependant, ces dispositions vont, au contraire, faciliter la pédophilie. Soyons lucides et voyons le monde avec un vrai regard.
Les comportements déviants existent, ils ne sont pas que sur le web. Quand vous dites à votre enfant “ne monte surtout pas en voiture avec un étranger”, pensez vous qu’il faille interdire toutes les voitures sous pretexte qu’un pédophile puisse s’y cacher? Sur le web, c’est le même principe. “N’envoie jamais de photo de toi nu, ne rencontre jamais un individu sans l’accord de papa ou maman, préviens nous au moindre truc louche”. Tout est question de logique, d’éducation. Les pédophiles continueront à exister, ce n’est pas parce que l’on veut controler le web qu’on empechera un bon gros pervers se rendre au macdo, prendre la connection wifi, et aller sur Facebook.
Enfin, dire que sur le web les enfants tombent sur des photos pédophiles, faut arréter deux secondes de déconner. Cela fait plus de 10 ans que je fais du web, j’ai commencé vers 14 15 ans, je ne suis jamais tombé sur un site pédophile, ni même rencontré l’un d’eux.
Pire même, selon le député Nicolas Dupont-Aignan, relayé sur Numérama
“Or, ajoute-t-il, cette surveillance entraînera immanquablement des pratiques de cryptage généralisé qui auront pour conséquence une considérable augmentation du trafic crypté sur internet. Nos services de police et de renseignement, ainsi que la HADOPI vont, dans des délais très rapides être aveugles en ce qui concerne une partie sans cesse croissante des données échangées sur internet“
En gros, cela veut dire quoi? Aujourd’hui, vous ne crypter pas vos données, parce que vous n’avez pas vraiment peur. Les pédophiles, terroristes, eux oui, car ils enfreignent la loi. Demain, de telles lois arrivent sur le fil, vous vous renseignez deux secondes et par exemple, vous découvrez qu’un truc qui s’appelle VPN peut vous permettre de surfer sans trop de crainte, notamment si vous utilisez des sites en direct download (mega-upload, rapidshare) ou ce que l’on appelle des news group.
VPN, c’est quoi ? Pour vulgariser, c’est une sorte de tunnel crypté (donc on ne peut voir ce qui transite dans les tuyaux) qui va faire le lien entre votre ordinateur et internet. Vous n’aurez besoin d’aucune connaissance technique grâce à certains sites payants ou gratuits.
Petit shémat trouvé sur le web ultra simplifié pour que tout le monde puisse voir à peu près de quoi qu’on cause hein ho
Plus d’infos sur les VPN, et la liste de ceux existants, allez lire l’excellent wiki de Korben
Donc pour simplifier, notre député nous annonce que la traque aux téléchargements illégaux va créer une mutation des usages passant par le cryptage de nos données, et donc un travail monstrueux pour savoir qui télécharge quoi. Comment séparer le truand du monstre?
J’imagine déjà les discussions à la police :
“Chef chef, j’ai topé un pédophile…
“Maurice, c’est juste un type qu’a téléchargé Joséphine Ange Gardien”
“ah, pardon” “embrasse moi et dis moi que tu m’aimes Maurice”
Etc …
Pour en revenir à nos affaires, vous allez me dire :”oui c’est un député de l’opposition, il ne fait que son rôle”
Et c’est là justement que je vous arrète. Le NSA (services de renseignements américains) et le MI5 (les même mais en anglais) tirent les sonnettes d’alarme, car c’est leur mettre du bruit supplémentaire que d’encourager les gens à crypter leurs données.(voir ces articles en anglais du timesonline ou de ZDNet ou en français sur slate)
Donc pour résumer, la pédophilie est déjà bien cachée sur Internet car il existe des lois contre. De plus, pour ce qui concerne les charmants bambins, l’éducation aux nouvelles pratiques est une clé bien plus importante que de pratiquer une tentative d’enfuissage de ces pratiques, qui ressurgiront tôt ou tard. Enfin, de nombreux observateurs, membres du gouvernement ou services secrets, voir employés des télécoms revenus dans le droit chemin, s’accordent pour dire que le filtrage du web ne donnerait qu’une mutation des usages qui donnerait l’inverse de ce qu’il devrait être. Tout gagné en bref.
b) Lutter contre les téléchargements illégaux
Même chose que pour la pédophilie, la traque va donner lieu à une mutation des usages. De tout temps, depuis l’apparition des premiers réseaux, les pirates ont toujours eut une longueur d’avance. Napster ferme. Ouverture de Kazaa. Fermeture de Kazaa, ouverture de Emule etc… le tout de manière de plus en plus puissant, et attractif. Alors quoi?
Je ne suis pas pour le piratage, je pense que tout artiste doit pouvoir être retribué par rapport à son oeuvre. Je ne vais que rarement au cinéma, car dans 90% des cas, je suis déçu (300, Swinnie Tod, Inglorious Bastard, Dorothy) et j’achète des DVD à pas cher mon fils.
Par contre, ce qui me fait un peu mal, c’est de voir les chiffres qui donnent le tournis. Alors que l’on nous bassine sur le piratage c’est mal, ça tue on peut lire ceci dans Le Monde
Voilà plus d’un quart de siècle qu’on n’était pas autant allé au cinéma en France. Le Centre national de la cinématographie a annoncé, jeudi 7 janvier, qu’on avait comptabilisé 200,85 millions d’entrées dans les salles françaises. La barre des 200 millions n’avait pas été franchie depuis 1982
Ok, prenez nous pour des jambons aussi. Et enfin sur l’AFP, on apprend que l’industrie de la musique ralentie son déclin
En 2009, le marché de gros de la musique enregistré a totalisé 587,8 millions d’euros, en recul de 3,2% par rapport à 2008, a indiqué à Cannes le Snep, principal syndicat de producteurs français, à l’occasion du Midem (Marché international de la musique et de l’édition musicale).
L’année 2009 a en fait été scindée en deux, avec une baisse de 17,8% au premier semestre, puis une embellie très nette de 9,2% au second semestre.
Les producteurs estiment que la reprise du marché pourrait être liée aux effets psychologiques de la loi Hadopi sur le public.
Encore une fois, prenez nous pour des jambons. Ce serait pas plutôt lié à de nouveaux modes de consommations? Déjà, Itunes rien qu’a lui, en 5 ans c’est 5 milliards de téléchargements
Apple a déjà vendu près de 6 milliards de chansons sur iTunes depuis le lancement du service en 2003 et sur le seul marché américain plus de 1 milliard de titres ont été téléchargés légalement sur Internet en 2008
Source Les Echos
Ces chiffres sont à ramener à de récentes études qui démontrent que ceux qui téléchargent le plus sont ceux qui consomment le plus.
Vous l’aurez compris, certes il y a beaucoup de téléchargements illégaux, mais en contrepartie, les pirates sont aussi grands consommateurs de téléchargements légaux.
Le téléchargement illégal est une pratique qui existe depuis pas mal de temps, avant même le P2P. Ce sera difficile d’enrayer la machine, alors pourquoi ne pas la maîtriser? Je ne dis pas que parce qu’il y a d’excellent résultats il faut impérativement légaliser ce type de pratique, je dis juste qu’avec les résultats engrangés, ils peuvent facilement mettre en place des labos de recherche au service de nouvelles technologies, qui permettraient de rentabiliser les investissements futurs.
Par exemple, au lieu de condamner une nana à verser 1,92 millions d’euros pour avoir télécharger 24 chansons (heureusement récemment réduit à 38 000 euros), brisant sa vie pour un pauvre CD (il vaut mieux être policier et écraser des gens c’est plus fun et moins risquer), l’industrie du divertissement devrait trouver de nouveaux moyen de monétiser leur offre. Publicité, licence, format spécial, que sais je. Ils viennent d’engranger d’énormes bénéfices, pourquoi ces derniers n’iraient pas aider à réduire cette fracture?
III Les enjeux
a) Pour les majors
Pour les majors, il s’agit de mettre un terme au piratage, certes. Cependant, ruiné la vie de gens au nom de quelques titres téléchargés trouvables sur des plateformes de streaming est il la solution?
Bien sur que non, ils pourront toujours attaquer les gens, le piratage continuera, et ce ne sont pas les maigres économies de certains qui leur permettront de rentrer dans leurs frais, bien au contraire. L’industrie du disque reconnait qu’elle a loupée le virage du numérique.
Face à une offre numérique pauvre (sur Deezer, pas de Beatles, LedZep ou ACDC), mal adaptée (vous avez vu les tarifs?), que peut faire l’internaute qui n’a pas non plus envie de se ruiner?
C’est à l’industrie du divertissement de suivre la révolution numérique, pas l’inverse. Nous n’allons pas enrayer une formidable machine pour retourner aux supports physiques? Ah non désolé les gars, le Ipod va maintenant être plus gros parce que nous voulons vendre des cd…
C’est assez dingue tout de même. Une industrie qui ne souhaite pas évoluer, qui a peur, et qui se permet de ralentir des révolutions dans nos modes de consommation (je parle de l’abolition de supports physique hein) au non justement de leur retard. Comme si Airbus demandait à Boeing d’arréter de faire un certain type d’avion parce qu’ils n’étaient encore qu’à l’helice…
Donc oui, le piratage c’est vilain, mais menacer la planète entière de la privé de liberté et de la couler sous d’effroyables procès parce que l’on a rater le virage, c’est pathétique. Nous devons avancer, l’industrie doit à son tour, avec tout l’argent qu’elle a engrangé, être capable de proposer des solutions pérennes.
Il faut rappeler que certains groupes, comme RadioHead, on tenté des expériences intéressantes. Voir d’ailleurs les récents propos de leur guitariste.
l y a une part très forte en moi qui pense que le téléchargement illégal par peer-to-peer est simplement une façon plus sophistiquée de faire ce que nous faisions dans les années 80, avec les cassettes audio
b) Pour l’Etat
Pour l’Etat bien évidemment c’est de mettre fin aux “Sarko est un nain puissant” ou autres galéjades. Nan sans rire, l’enjeu majeur c’est de contrôler le web. Tuer la liberté d’expression, ou au moins la maîtriser.
Ainsi, par exemple, l’on apprend que le dispositif Australien n’a pas fait que de bloquer les sites pédophiles. Ce serait presque 2/3 des sites qui n’auraient aucun ou presque rapport avec ce genre de comportements. Imaginez ce qu’un filtrage peut provoquer. Vous n’aurez plus accès à des sites qualifiés de déviants par l’Etat, qui ne seraient en fait que des sites d’opinion par exemple. Vous voulez un web comme ça? Moi non, mais c’est perso.
De même, récemment, en Italie, le taulé qu’a provoqué Berlusconi avec sa petite loi fourbe servant à tuer les web TV?
“La loi assujetti la retransmission d’images sur le web aux mêmes règles caractéristiques de la télévision, qui requièrent une autorisation préalable à toute diffusion par le ministère de la communication, c’est une limitation incroyable de la façon dont l’internet fonctionne jusqu’ici” a rappelé Paolo Gentiloni, membre de l’opposition.
L’article 4 de la loi,qui entrera en vigueur à la fin du mois, précise que “la diffusion et la distribution sur internet d’images animées, accompagnées ou non de son” nécessitera désormais une autorisation ministérielle, mettant tout internaute diffusant une vidéo sur un site comme YouTube ou Dailymotion dans les mêmes obligations réglementaires que la RAI. On imagine la quantité de paperasse administrative à remplir avant d’obtenir un tel sésame.
Source : RWW France
Donc en gros, on ne verra plus ce genre de web tv
Conclusion:
Pour la quadrature du net, l’ACTA va «imposer un accord «volontaire» entre les fournisseurs d’accès Internet et les titulaires de droits pour combattre de manière extra-judiciaire les atteintes au droit d’auteur par une riposte graduée et le filtrage ou une suppression automatisée des contenus.»
Ce qu’il faut vraiment comprendre, ces que ces lois ou accords ne vont pas dans le sens du citoyen, mais imposent des solutions inappropriées répondants à une logique de lobbing. De plus, au nom de ces solutions, et des risques liés aux pédophiles en tout genre, les Etats prennent une option sur la censure, ce qui est très dangereux. On commence à voir certaines dérives.
A l’heure où les Etats Unis parlent de deux camps sur Internet, l’un libre (nous) et l’autre muselé (Chine, Turquie, Corée du Nord …), on assiste à la mise en place d’une véritable “machination”, au sens même où des Etats se regroupent dans le plus grand secret pour organiser la censure.
Mme Clinton rappelait d’ailleurs que “Les blogs, les courriels et les messages textes ont créé de nouveaux espaces où échanger des idées, mais constituent aussi de nouvelles cibles pour la censure”, a-t-elle expliqué.” (source le point)
J’espère que vous aurez compris, au travers de mon post, que ce n’est pas le droit au piratage que nous invoquons, mais le droit d’exister, de s’exprimer sur un média en interaction, qui propose un vrai débat, un véritable échange, et où l’information ne va pas que dans un sens, et où surtout, le pouvoir en place n’a pas tout controle.
Comme le faisait remarquer Flavien : “A quand une déclaration des droits de l’homme sur Internet ?
Car, oui, nous sommes à l’aube de l’âge sombre du web, qui, dévié de sa nature même qui est l’échange libre (et non l’inverse), pourrait s’avérer une véritable arme de désinformation si l’Etat venait à en prendre le controle. D’un autre côté, avec ces ensembles de loi, et les nouvelles techniques permettant de pirater des connections à distance, attendons nous à ce que la police un matin nous emmene au poste pour avoir télécharger l’intégrale de Pyramide. Une nouvelle façon de se débarrasser de son voisin un peu trop bruyant tout en joignant l’utile à l’agréable? On le verra bien. (au passage, j’ai trouvé vite fait un guide ici)
Une dernière citation, de Voltaire : “Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire.” .. il est où notre beau pays plein de valeurs démocratiques?
Edit : deux minutes après la publication de cet article, on apprend que c’est la société dans laquelle Thierry Lermite à investit qui sera représentante de la traque dans le dossier Hadopi pour les ayants droit … réseau réseau vous avez dit?



janvier 26, 2010 at 4:32
he ben ca attaque sévère ^^, malheureusement ce constat ne m’amène qu’a une seule conclusion, nous allons vers un réel conflit….
Pas celui avec des belles paroles qui endorment et une bougie en guise d’arme, mais plutôt le début de la “guerre numérique”.
J’espère juste que cette guerre ne débordera pas vers des vrais hommes et des vrais armes…. et qu’on trouvera une solution avant.
ps: oui c’est apocalyptique mais c’est mon ressenti…
janvier 26, 2010 at 4:59
Bah nous si on fait une réunion secrete pour mettre en place une riposte on sera ridicule
reste à croiser les doigts pour que la révolte des internautes gronde, d’où l’interet de pondre un max d’articles sur les dangers d’une telle mesure.
La guerre est déclarée, c’est vrai. Maintenant le web arrivera toujours à survivre. Encore, un média traditionnel, c’est difficile de trouver des voix parallèles pour un journaliste de diffuser du contenue échappant à une censure, mais dans le cas du web, ce sont les internautes qui peuvent eux aussi participer à une amélioration des techniques de contournage. On le voit bien, la chasse aux pirates, ils ne l’ont jamais gagnés, ils ne la gagneront jamais.
Il faut se battre pour notre liberté d’expression, et c’est dramatique car nous sommes censé être des sociétés démocratiques
janvier 26, 2010 at 5:38
Au passage j’ai encore 6 invitations à Spotify, si ça interesse quelq’un
janvier 26, 2010 at 6:35
intéressant mais très long cet article
la perfection c’est quand il n’y a plus rien à enlever
janvier 26, 2010 at 6:53
Ouai je sais je développe une certaine manie à écrire des billets très long lol Bon t’es quand sur Rennes ?
janvier 26, 2010 at 9:33
Très bon post, c’est malheureusement la vérité, les pays dits démocratiques font les mêmes choses que les pays de dictature. -_-
janvier 28, 2010 at 10:44
Bon ben j’en apprends des choses !!
loby or not loby ….. le risque est effectivement qu’au nom du mieux on nous impose autre chose ; rapellons que pour les radio FM on nous prépare un virage numérique obligatoire ( au nom du progrès ) qui va faire disparaitre toutes les radios associatives qui ne pourront pas suivre et ça fera place nette aux NRJ et autres .
En psy on dit ” a quoi sert le symptome ” , en justice ” a qui profite le crime ” je m’aperçois que pour hadopi y aussi un lézard …
très bon article !
janvier 29, 2010 at 11:32
@adri : on est en train de basculer du mauvais côté
@jld : pour les radios associatives, elles peuvent survivre au numérique. Cependant, il est tant que l’Etat investisse dans la recherche de nouvelles technologies servant à créer un réel business model. Une radio associative, avec tous les PDA et autres supports (Iphone, Ipod … ), peuvent justement grâce au numérique emmetrent auprès de communautés qu’elles n”auraient pas touchées localement. C’est un plus, mais il faut les accompagner, car les infrasctructures coutent cher, la technologie pas vraiment maîtrisée.