#Dossier : Partie 1 – Analyser et Penser sa présence (intro)

Publié par Antoine le jan 11, 2011 dans Debats, Dossier Presence en Ligne | View Comments

Partie 1 : Analyser et Penser sa présence


Qui êtes vous ? Cette question simple sous entend pourtant deux réponses. La manière dont vous vous percevez, votre identité, et la manière dont les autres vous appréhendent, votre réputation. Si dans la vie quotidienne, la seconde réponse peut être difficilement appréciable, sur la toile les moteurs de recherche permettent de catalyser un panorama émotionnel en un seul espace, les résultats de recherche.

Le problème, mais qui peu devenir une force, est que tout un chacun peut accéder à ce panorama émotionnel, par ce que l’on nomme Name Googling (entrer un nom et un prénom sur Google), et donc d’en savoir un peu plus sur vous sans que vous ne puissiez ni vous défendre, ni le savoir. Il vous faut donc créer, modeler, une représentation de vous même qui influencera la  perception des autres. Cela peut se traduire par développer une expertise, animer une communauté de professionnels autour de thématiques, créer une veille pertinente …

Cependant, pour pouvoir influencer le regard des autres, il faut déjà appréhender la manière dont on veut être perçu. Une présence sur le web doit être pensée dès lors qu’elle est désirée. Je ne parle pas ici de bloquer les paramètres des réseaux sociaux pour accéder à une vie privée d’apparence, mais bien de déterminer notre existence numérique par une interrogation de ce que l’on souhaite mettre en avant. Comme dans toute stratégie de communication, dites vous que le produit que vous vendez est votre savoir, vos compétences, votre vision de votre monde ou de votre environnement. Pensez donc à ce que vous souhaitez monter et comment vous désirez que le web vous perçoive. Mais attention, tout ce que Google affiche n’entre pas nécessairement dans le champs de l’émotion et cela peut échapper de prime abord, mais pas lorsque l’on va apprécier ce que vous dites.

Par exemple, si l’on regarde de prime abord, je suis spécialiste des médias sociaux. C’est ce qu’il peut ressortir de Google ou de discussions. Si vous interrogez des personnes lisant mon blog ou d’autres écrits, vous verrez qu’ils voient en moi une certaine forme de provocation. Ils ne l’exprimeront pas, mais le penseront par ce qu’ils ont lu. La provocation ici est une donnée invisible qui nécessite de rentrer plus en profondeur. Personnellement, j’utilise souvent la provocation pour créer une confrontation brutale avec la réalité, faire une sorte d’électrochoc, donc cela ne me dérange pas d’être associé à ce que je considère comme une force. Il faut donc, au delà de façonner une réputation numérique, prendre en considération, au travers d’échanges (mails, micros discussions, commentaires) la manière dont ce que vous allez produire est perçu, ce qu’il y a au delà des titres. Car si certains s’arrêtent aux premières recherches, d’autres pourront parcourir votre travail, votre manière de penser et d’agir.

Que l’on le fasse dans un cadre professionnel pour améliorer la visibilité de son entreprise, ou que l’on le fasse dans un cadre personnel pour accroitre son réseau et asseoir sa réputation numérique, il est important de savoir où l’on va, afin de ne pas être devant un exercice chronophage non constructif. Il faut donc analyser une situation à un moment donné, penser à se construire un moi numérique en corrélation avec une identité professionnelle, agir en ce sens et surtout analyser les retours.

Dans cette partie, nous verrons donc comment penser sa présence en ligne selon des objectifs tant personnels (visibilité, emploi, crédibilité) que professionnel (améliorer l’image de son entreprise, devenir un référent pour attirer des clients).

Nous aborderons les questions suivantes :

1 – Pourquoi je dois être présent en ligne ?

2 – Qui je suis ou comment la toile me perçoit

3 – Qui je veux être ou comment la toile doit me percevoir

4 – Quelles sont mes forces et mes faiblesses

5 – Quelles sont les plates formes les plus adaptées à mes usages

6 – Quelle doit être ma ligne éditoriale

  • http://www.jeromepineau.com/ JeromePineau

    Memes questions qu’une marque doit se poser aussi non?

  • Anonyme

    C’est pour cela que l’on appelle cela marque personnelle :)

  • http://www.jeromepineau.com/ JeromePineau

    Oui je comprends bien mais moi ce truc de « personal brand » j’y crois pas tellement. Je sais que ca fait bien, et c’est supposé etablir une mesure de succès dans la sphère social media, mais je trouve ca un peu n’importe quoi. Tout ces trucs de « perception » et comment les gens (la toile) me voit, ou je dois aller etc…c’est un peu du bullshit a mon sens. Mais bon…je dis pas :)

  • Anonyme

    C’est très important au contraire ! :) Dans les logiques d’emploi, de plus en plus de recruteurs pratiquent le name googling. Dans les logiques clients ou prestataire, c’est pareil. Par exemple, une fois un prestataire me dit au téléphone « il est très bien votre site », je lui répond que le site de mon entreprise est amené à évoluer et si il comprenait bien le cheminement et il me répond  » non non le votre personnellement » … De plus en plus de personnes interrogent Google pour savoir à qui l’on a affaire. Par contre, cela n’est pas applicable à tous les domaines, comme le secteur primaire et secondaire. C est surtout dans les services mais je pense que cela tendra à se démocratiser. Ici dans ce dossier, il est vraiment question d’une personne voulant affirmer une présence en ligne de compétence :)

  • http://www.jeromepineau.com/ JeromePineau

    Oui non je comprends tres bien, crois moi, mais je pense que fondamentalement, tes compétences, c’est ce que tu as accomplis concrètement dans ta carrière – donc pour cela, par example, il y a LinkedIn – incontournable – et a un moindre niveau FB et Twitter (sourtout twitter a mon avis) et effectivement certains employeurs ont finalement compris que le CV classique, c’est peu utile en fait et qu’on évalue 10 fois mieux un candidat via ses traces web qu’avec un bout de papier. J’ai souvent cherché a engager des gens (ou des agences d’ailleurs c’est pareil) et pour moi le critere #1 c’est les recommendations. Bon effectivement, si je trouve une agence web, et que son site est nul en forme et en fonction, ca la fout mal :)

    Ce qui me dérange c’est ceux qui essaient de se batir une sorte de culte de personalité via des masses de followers ou de friends. Et surtout ceux qui prêchent du style « Personal Branding for Dummies » – Le vrai « brand » c’est le resultat accumulé d’une vie d’experience et de résultats avec des gens derriere qui sont pret a dire « oui, cette personne la, c’est du top et voila pourquoi… ». Et quand on a vraiment ce genre de parcours et de soutient, on a pas besoin d’un « personal brand ».

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