Mourir, quelle chose déplaisante n’est il pas ? Alors quand on vous annonce que vous êtes mort, et pourtant c’est très très facile.
L’histoire de la mort de Bernard Montiel est intéressant. Donc vers midi, de nombreuses voix demandent si Montiel est mort. étrange, ça sent le « fake ». Petit tour obligé sur Wikipédia pour voir que la page a été modifié.
L’histoire
Tout commence par @lapin_blanc, un twitternaute qui n’a rien d’autre à faire que de balancer sur la mort des gens, et des gens sur Twitter qui n’ont rien à d’autre à faire que de le croire ou d’écrire un article dessus le soir.
Comme on le voit, il est bien le premier à aborder ce sujet. Dès lors c’est l’embrasement sur Twitter, à la frontière entre tristesse et méfiance :
Certains se marrent, d’autres doutent. Rien d’officiel pour l’instant. Et puis il y a la version de Wikipédia qui forcément s’est mise à jour :
Dès lors on doute, on se pose la question, et comme dans le cas de mort de célébrité (rappelez vous Philippe des 2b3), les blagues potaches commencent à affluer :
Bref on s’interroge, c’est trop gros, quand on regarde qui a posté l’information sur Wikipédia, un anonyme, ou presque :
On remarque tout de suite l’origine du Fake sur Wikipedia, dès lors on a l’adresse I.P du farceur. Si cela avait vraiment eut un caractère officiel, on aurait eut plus à faire à un membre authentifié.
Le problème, c’est que Twitter est aussi relié à Google maintenant.
Et voilà que déjà la presse people arrive avec ses grands sabots, rapide :
Et Voici de nous pondre un superbe communiqué plein de larmes sur le Rebelle de Vidéo Gag …
Parce que oui, le démentit existait déjà, pas très fin :
24h plus loin, les médias se sont emparés de l’affaire, cela aurait mis à peine 1h de buzz pourtant… :
CONCLUSION
Cette petite affaire de Bernard Montiel est arrivé sur le fil. Comprendre les mécanismes peut être intéressant pour savoir comment vous pouvez mourir par un simple influenceur, que cela soit dans le cas d’une personne ou d’une marque.
Tout d’abord, ce dernier balance l’annonce de votre mort sur Twitter, en précisant qu’il donnerait d’avantage d’informations d’ici une petite heure (bon ici ça été bourrin et donc vite découvert). Effet de buzz, Twitter s’enflamme, ce qui se répercute dans les résultats Google, ce qui évidemment amplifie le buzz.
Puis la page Wikipédia est modifié en ce sens, sans donner de détail sur la mort, ce qui va encore plus susciter le buzz….
C’est intéressant de voir ces mécanismes sur du court terme, car on est dans le court terme. Maintenant, appliquez ça dans un cas de crise, demandez vous comment une entreprise qui ne saurait être présente sur les médias sociaux pourrait réagir. Les influenceurs, quoiqu’on en dise, peuvent provoquer de jolies catastrophes ! Ils sont trop nombreux à penser comme Bernard Montiel, qui dit dans une entrevue à 20 mn :
« S’il testait la naïveté, je dis bravo, il a drôlement bien réussi. Mais s’il n’avait pas été anonyme, ça aurait permis de désamorcer la blague beaucoup plus vite, et de ne faire de mal à personne. ».
Hors ce n’est pas l’anonymat qui oeuvre dans cette affaire, mais bien l’incapacité de répondre rapidement à une fausse rumeur. Dans le cadre d’une marque, c’est le fait d’être présent sur le web qui permet de désamorcer ce genre de situation. La fin de l’anonymat ne résout rien, bien loin de là.
-
http://billetdechou.blogspot.com/ Thibault
-
harpalos


















